<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-461618086168631955</id><updated>2011-04-21T11:18:20.964-07:00</updated><title type='text'>Idylle Chevaleresque</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://idyllechevaleresque.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/461618086168631955/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://idyllechevaleresque.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Nemesis et Umbre77</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10201317353796765068</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>1</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-461618086168631955.post-246179105648574527</id><published>2008-09-17T14:41:00.001-07:00</published><updated>2008-09-17T15:48:03.726-07:00</updated><title type='text'>Chapitre I</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Idylle Chevaleresque&lt;br /&gt;Chapitre I&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;/div&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La chaleur était suffocante. Pas une goutte de pluie depuis des semaines. L’air était sec, étouffant. Le soleil, dans l’infini bleu du ciel, brillait de mille feux. L’été n’en finissait plus. Dans les estrades du Colisée, l’atmosphère semblait électrisée. On criait, on hurlait, on huait... Certains avaient parcouru plus de kilomètres qu'ils ne pouvaient décemment en compter pour assister au tournoi que le roi organisait annuellement pour ce peuple qu’il aimait tant et qui le lui rendait bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des nuages de poussières et de sables s’élevaient au centre de l’arène et, les combattants s’y trouvant, virevoltaient dans une danse parfaitement calculée, parfaitement synchronisée, dont l’issue restait encore à déterminer. Un arc-en-ciel de fanions aux couleurs des favoris brassaient l’air, s’agitant au rythme des combats. Les cris augmentaient en crescendo lorsque les duels devenaient un peu plus serrés, jusqu’à ce qu’on ne puisse plus savoir qui allait l’emporter. Dubois, d’entre tous le préféré, par sa force et sa rapidité ? Ou encore le vieux Maugrey, de par son expérience et son habilité ? Un chevalier anonyme parmi les autres, portant fièrement ses couleurs qu’on arrivait difficilement à distinguer les unes des autres ? Noir et rouge, bleu et gris, rouge et doré, violet et jaune... Chacun avait sa préférence. Tout se ressemblait et se mélangeait. Les paris se multipliaient, la passion montait. Les gradins entouraient l'arène, permettant à la foule de profiter du spectacle. Les cris d'encouragements ou d'agacements se faisaient entendre de part et d'autre... ou presque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au centre, dans une loge décorée de l'emblème du monarque, la famille royale observait les combats. Exceptionnellement, ils étaient tous présents. Le jeune prince Raphaël, seulement âgé de huit ans, se tenait bien droit, ses cheveux blonds atteignant à peine ses épaules. Il suivait les combats d'un regard gris acéré, de celui des passionnés qui essayent d'apprendre davantage de ses aînés.&lt;br /&gt;Un peu plus loin, assise docilement sur une petite chaise, la princesse Blanche, du haut de ses cinq ans, semblait préférer regarder son père que les combats qu'elle ne comprenait pas. Ses cheveux d'or étaient rassemblés en une coiffure compliquée qui ressemblait trait pour trait à celle de sa mère, tout aussi blonde qu'elle. Fleur Malfoy, reine de Kovàr, arborait un petit sourire ravi alors qu'elle suivait des yeux chaque affrontement. Elle s'amusait parfois à chuchoter quelques paroles provocatrices à son époux, pariant que tel chevalier allait perdre, sachant que l'homme à ses côtés pensait le contraire.&lt;br /&gt;Il était difficile d'ignorer le plaisir et l'amusement de Draco Malfoy, le roi. Vêtu de gris acier et d'argenté, les couleurs de son pays, il se délectait de chaque instant, narguant son épouse lorsqu'elle se trompait et grognant à la défaite de ses favoris. Pourtant, depuis quelques tours, il semblait avoir porté sa préférence sur cet homme inconnu de ses terres qui se battaient si bien.&lt;br /&gt;« Il gagnera, dit-il à son épouse. Vous verrez! »&lt;br /&gt;Pour seule réponse, la reine haussa les épaules et se tourna de nouveau vers le spectacle sans précédent qui se déroulait sous leurs yeux.&lt;br /&gt;Le dernier combat venait de s’amorcer, alors que l’après-midi touchait à sa fin, le soleil baissant dans l’horizon. Les deux duellistes, au centre du Colisée, étaient couverts de poussières et de sables. Une dernière valse venait de commencer. D’un côté, la coqueluche du peuple, Sir Dubois, vêtu des pieds à la tête d’une armure qui semblait avoir connu des jours meilleurs. De l’autre, ce combattant mystérieux, parti du roi, également vêtu d’une armure qui n’était décidément pas de facture Kovàr. Chose plus étonnante, l’étranger portait non pas une, mais deux lames en main, celles-ci légèrement incurvées. Des armes d’une rareté exceptionnelle, en ces terres. Une fois seulement, le roi avait eu l’occasion d’en admirer une paire de semblable de près et voilà que devant lui, un homme s’apprêtait à lui en faire la démonstration.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux combattants tournaient en rond, inlassables, attentifs, à bout de nerfs. Ils étaient épuisés, le souffle commençait à leur manquer et ils n’étaient plus qu’à une victoire d’emporter la récompense et, bien évidemment, la gloire que conférait cet évènement. Le temps parut ralentir, puis se figer. Les hurlements, tout autour d’eux, ne devinrent plus que des échos lointains, puis disparurent. D’un même élan, ils se jetèrent l’un sur l’autre. Un enchaînement successif et d’une rapidité aveuglante s’abattit sur Dubois qui avait pourtant la réputation d’avoir l’œil aussi vif que celui d’un aigle et des réflexes adéquats qui lui permettaient d’esquiver ce genre d’attaque. Avant qu’il n’ait réellement pu comprendre ce qui lui arrivait, le jeune homme se retrouva sur le sol, à se rouler dans la poussière, son épée bien loin de lui.&lt;br /&gt;Dans les estrades, durant un instant, le silence s’était fait devant ce retournement de situation. La foule, voyant leur champion se faire battre à plat de couture n’avait su comment réagir. Puis, devant l’évidence des choses, le plus naturellement du monde, le vent avait tourné et le peuple s’était mis du côté de celui qui serait, à première vue, le futur vainqueur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au centre de l’arène, les choses étaient toutes autres. Dubois s’essoufflait, toussait… Le sable pénétrait par les fentes de son casque et l’aveuglait à moitié. Il réussit tout de même à se remettre sur ses pieds, esquivant la lame affûtée de son adversaire qui chuinta sinistrement dans l’air, courant chercher sa propre arme. D’un bond vif, il fit de nouveau face à son opposant mais, avant qu’il n’ait pu porter le moindre coup, il dut bien admettre que c’était la fin pour lui. Face à lui, l’autre homme le tenait à sa merci, ses armes croisées et fermement appuyées contre sa gorge. Une technique simple et efficace qui menait droit à la mort sur un champ de bataille. On ne la voyant point, ni ne la sentait venir et en un clin d’œil, notre tête roulait au sol. Dubois lâcha son arme et leva ses mains à la hauteur de sa tête, signe de se défaite et de sa soumission face à son adversaire. C’était terminé. Un son de trompette se fit entendre et, partout autour d'eux, dans l'amphithéâtre entourant le stade, des cris de joie se firent entendre, chacun acclamant le chevalier, bien qu'aucun ne puisse prononcer son nom, vu qu'il leur était inconnu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la tribune royale, le roi s'était levé et, d'un signe de la main, fit taire l'assemblée en liesse. L’homme salua la foule, redressant les épaules, épées encore en mains, exposant aux yeux de tous le griffon fièrement dressé sur un fond noir, qui lui faisait office de couleur. Enfin, il se retourna vers la tribune royale, devant laquelle il s’inclina profondément, avant de s’avancer et de planter ses armes devant lui, mettant un genou en terre et retirant son casque, solennel. Une crinière sombre cascada sur ses épaules, venant encadrer son visage sali par la poussière du stade et la sueur. Une paire d’yeux d’un vert émeraude, couleur des plus singulière, se posa sur le roi, attentif. Face à lui, ses longs cheveux blonds cascadant sur ses épaules, Draco Malfoy le regardait d'un air à la fois amusé et intéressé.&lt;br /&gt;« Un homme du Lathendärk, dit-il, sans élever le ton, sa voix portant pourtant très bien. Voilà qui est fort rare... Pourrions-nous connaître votre identité, Messire sans nom? »&lt;br /&gt;Devant lui, l’inconnu se racla la gorge et humidifia ses lèvres desséchées par la chaleur.&lt;br /&gt;« C’est tout à mon honneur de vous le révéler, votre humble Majesté... »&lt;br /&gt;Sa voix, qu’on entendait pour la première fois, était rauque et un peu incertaine. On pouvait aisément deviner que cela n’était dû qu’à la rudesse de la journée, l’épuisement et un besoin pressant de boire quelque chose.&lt;br /&gt;« Je suis Harry James Potter, souverain du royaume de Lathendärk, héritier et fils de feu James Henry Potter, Majesté. »&lt;br /&gt;Des murmures se firent aussitôt entendre parmi la foule et, dans la tribune, la reine se leva, stupéfaite. Pourtant, son époux resta parfaitement serein, un léger sourire flottant sur ses lèvres. Il le dévisagea de ses yeux gris, amusé.&lt;br /&gt;« Harry James Potter... Mon voisin neutre, dit-il. Si vous désiriez assister à mon tournoi, vous n'étiez point obligé de vous battre... Une simple demande aurait suffi... »&lt;br /&gt;Un sourire vint étirer les lèvres de l’homme toujours agenouillé à ses pieds, humblement.&lt;br /&gt;« Sa Majesté est bien drôle, mais j’avais mes raisons de préférer assister à son tournoi depuis une place de premier choix… »&lt;br /&gt;Le blond inclina la tête sur le côté, plissant les yeux d'un air pensif.&lt;br /&gt;« Et quelles sont ses raisons? »&lt;br /&gt;« En tout premier lieu, montrer à Sa Majesté la valeur et le courage des gens de mon royaume. En second lieu, prouver combien leur roi peut être prêt à beaucoup pour eux puisque, vous n’êtes pas sans le savoir, mon royaume se trouve entre deux dangereux opposants qui, chaque jour se font un peu plus oppressants. De par ce fait, j’avais besoin de rencontrer Sa Majesté et il m’a paru que ce tournoi serait le moment le plus propice à le faire. »&lt;br /&gt;Un long silence planait dans l'arène. Finalement, sortant de l'ombre, un homme aux cheveux et aux yeux noirs, les vêtements tout aussi sombres, s'approcha.&lt;br /&gt;« Que Vos Majestés me pardonnent cette interruption... Mais ne vaudrait-il pas mieux parler de ceci en privé? »&lt;br /&gt;Le blond tourna vers l'homme à ses côtés, affichant un visage agacé.&lt;br /&gt;« Sans aucun doute, monseigneur, dit-il. Votre Majesté, puisque tel est votre titre, relevez-vous. Vous n'avez pas, vous plus que tout autre, à mettre un genou en terre face à moi. Mesdames et messires, le tournoi de cet été est donc remporté par Son Altesse Harry Potter. Ce soir, comme convenu, un banquet sera donné en son honneur. Un banquet somme toute assez royal, du reste. En attendant ce moment, je vous exhorte à vous préparer et encourage nos valeureux chevaliers à se reposer... Les danses, messires, je n'en doute pas, achèveront de vous épuiser. »&lt;br /&gt;Il se tut un instant pour ensuite de nouveau plonger son regard dans celui de l'homme face à lui.&lt;br /&gt;« Quant à vous, Majesté, je vous propose de me suivre dans mes appartements ou un bain, des vêtements propres et, probablement, une collation vous seront apportés... »&lt;br /&gt;« Ce sera avec grand plaisir, Majesté »&lt;br /&gt;Harry se releva, bien qu'avec un peu de peine vu la journée qu'il venait d'avoir, et remit au fourreau ses armes. Dans les tribunes, personne ne bougeait. Tous suivaient des yeux la famille royale qui sortait de sa loge privée. Le roi, suivit de près par son épouse et ses deux enfants, s'avançait d'un pas lent. Pourtant, il semblait impatient de discuter avec son voisin, mais le protocole exigeait cette parade qu'il estimait ridicule, en lui-même. Quand il arriva aux côtés de Harry Potter, il l'enjoignit à le suivre d'un geste de la main puis, sans attendre, se dirigea vers les grandes portes de l'arène, la foule se permettant alors de bouger.&lt;br /&gt;La procession jusqu’au palais se fit dans le plus grand silence, entre les deux monarques. La foule, derrière eux, s’agitait et chuchotait, euphorique à l’idée de ce qui venait se passer sous leurs yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tête, le roi Malfoy montait en direction de son château, marchant d'un bon pas. À ses côtés, pourtant, courant presque pour le suivre, Blanche, sa fille, babillait, tentant d'attirer son attention. Elle y parvint lorsqu'elle trébucha sur une pierre et que le monarque la rattrapa de justesse.&lt;br /&gt;« Faites donc attention, Blanche », dit-il, tout en la soulevant dans ses bras, sans aucune difficulté. La petite fille sembla ravie de sa position et sembla aussitôt plus calme. Un peu plus loin, Raphaël leva les yeux au ciel et accéléra, dépassant ainsi Harry Potter pour rattraper son père.&lt;br /&gt;Autour d'eux, une cinquantaine de gardes suivait des yeux les deux enfants. Ils finirent par atteindre le palais, une procession de serviteurs leur ouvrant les portes et les délestant de tout ce qui pouvait leur être encombrant.&lt;br /&gt;Dans le hall principal, richement décoré, le roi de Kovar déposa sa fille au sol, celle-ci ne manquant pas de s'accrocher à sa tunique.&lt;br /&gt;« Oh père, dit-elle. Laissez-moi rester avec vous!&lt;br /&gt;-N'as-tu pas entendu? demanda Raphaël, en arrivant. Père a une réunion importante. Lâche-le et viens!&lt;br /&gt;-Non! cingla la petite fille. Père, s'il vous plait... »&lt;br /&gt;Le roi eut un léger sourire et se pencha vers sa fille, l'embrassant sur le front.&lt;br /&gt;« Votre frère a raison, Blanche. J'ai une réunion importante. Nous nous reverrons plus tard. Suivez donc Raphaël, votre mère et votre escorte... »&lt;br /&gt;La petite fille eut une moue boudeuse, mais après un dernier au revoir de son père, elle consentit à le lâcher.&lt;br /&gt;Les cinquante hommes qui les encadraient alors se mirent en formation autour de la reine et des deux enfants pour ensuite s'éloigner en leur compagnie.&lt;br /&gt;« Allons-y, dit le blond, sans se tourner vers son accompagnateur. Mes appartements ne sont pas loin... »&lt;br /&gt;Il reprit sa marche dans les longs couloirs. Docilement, Harry reprit sa marche également, le suivant de près, ne manquant rien de la splendeur du château qui s'étendait devant ses yeux. Tout, des lustres aux tapis étaient parfaitement agencés et d'un goût incontestable. Les couleurs du royaume étaient mises à l'honneur, la majorité du temps et de splendides bouquets de fleurs ornaient des alcôves ou des tablettes. Visiblement, la décoration du château dépendait des activités saisonnières.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après une marche qui ne dura que quelques minutes, le plus jeune monarque s'arrêta devant une porte qu'il ouvrit, indiquant d'un signe élégant la permission d'entrer. Harry le remercia d'un sourire et d'un signe de tête et prit la peine de pénétrer à l'intérieur des appartements du roi, soudain bien pressé de pouvoir retirer tout cet attirail qui pesait des tonnes sur ses épaules. Le blond le suivit, refermant la porte. Sans surprise, il découvrit que ses paroles dans l'arène avaient été suivies d'une action immédiate. Devant la cheminée, une collation avait été portée. Et, de ce qu'il pouvait voir, de la vapeur s'échappait de la porte entrouverte menant à sa salle des bains personnels.&lt;br /&gt;« Débarrassez-vous donc de votre armure, dit-il, tout en marchant sur le sol dallé d'une pierre lisse et argentée. Ensuite, faites comme bon vous semble. Vous pouvez aller vous laver, car je constate qu'un baquet d'eau vous attend déjà et, je n'en doute, quelques vêtements propres ont sans doute été mis à votre disposition. Ou vous pouvez également vous restaurer... »&lt;br /&gt;« Pourquoi ne savourerions-nous pas cette collation suite à mon bain ? Ainsi, nous pourrons parler plus à nos aises et nous ne serons interrompus en rien. »&lt;br /&gt;Le blond approuva d'un signe de tête.&lt;br /&gt;« Je pense en effet que cette solution est pour le mieux. Vous trouverez tout le nécessaire dans cette pièce... »&lt;br /&gt;Il lui indiqua du doigt. D’un sourire il le remercia, puis inclina la tête pour prendre congé du roi, avant de finalement disparaître derrière la porte menant à la salle de bain.&lt;br /&gt;Son armure pesait à présent bien lourd sur ses épaules. À gestes lents, il défit chaque ganse la retenant sur lui, laissant les pièces tomber une à une sur le sol, se délestant avec soulagement. Avec celles-ci vint le maigre vêtement qu’il portait.&lt;br /&gt;Nu, il put enfin se glisser dans l’eau chaude et aromatisée du bain, un soupir de satisfaction lui échappant. Se relaxer quelque peu, détendre ses muscles lui ferait le plus grand bien, avant de devoir aller affronter un nouvel adversaire sur un tout autre champ de bataille. Se faisait, il soupira légèrement et entreprit de se décrasser des pieds à la tête avec ce qui avait été mis à sa disposition. Les égratignures et les éraflures qu’il avait reçues au cours de la journée le picotèrent quelque peu au contact du savon, mais il passa outre et termina de se laver.&lt;br /&gt;L’air ambiant lui parut presque frisquet lorsqu’il émergea et il se hâta donc d’enfiler les habits qu’on avait mis à sa disposition. Assez différent de ce qu’il avait l’habitude de mettre, il ne s’en formalisa pourtant pas, s’y trouvant tout de même assez à l’aise. Il se coiffa également rapidement, n’ayant rien de particulier sous la main, et se contenta donc de simplement attacher ses cheveux à l’aide d’un ruban.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face à la porte, il hésita légèrement. Il devait faire bonne impression. Il n’avait pas fait tout ce chemin pour se voir refuser ce qu’il était venu chercher si ardemment. Il ne laisserait pas des milliers d’innocents périr sous l’écrasement des deux monarques qui s’opposaient de part en part de son royaume.Inspirant profondément, il ouvrit la porte et se retrouva de nouveau dans le bureau royal. Le plus jeune roi était alors occupé à observer un dossier assez épais de parchemin, installé à son bureau. Ce dernier, taillé dans le chêne, était assez imposant et d'une manufacture coûteuse. Il était l'une des rares touches de couleur brune, tout le reste de la pièce étant parée de blanc ou d'argent. Un pan de mur entier dénotait pourtant avec la décoration: une carte du royaume s'étendait de long en large sur la surface. Même les pays voisins étaient représentés, ainsi qu'une partie des terres sauvages et inconnues du Sud et de l'Est. Au bruit qu'avait fait Harry pour revenir, Draco avait sursauté et refermé son dossier d'un geste vif. Un peu plus loin, un jeune homme, tout de vert vêtu, s'était brutalement redressé, alors qu'il était manifestement penché sur l'épaule du roi. Les cheveux blonds, bien que foncés, les yeux noirs, le jeune homme ne se gêna pas pour observer le monarque étranger des pieds à la tête. Il sursauta pourtant lorsque le roi de Kovàr le rappela à l'ordre.&lt;br /&gt;« Théodore, dit-il. Laissez-nous.&lt;br /&gt;-Bien, Majesté! » dit-il.&lt;br /&gt;Et il quitta la pièce d'un pas empressé, non sans leur adresser un dernier salut empreint de politesse.&lt;br /&gt;Harry s’avança vers l’immense bureau, les mains croiser dans le dos, regardant d’un air intéressé autour de lui, son regard s’attardant pourtant sur la mural d’imprimée sur toute la surface du mur.« C’est magnifique! fit-il. Puis-je ? »Il désigna le fauteuil face au bureau royal.&lt;br /&gt;« Bien sûr, répondit son vis-à-vis, l'observant d'un regard toujours un peu moqueur. Installez-vous... »&lt;br /&gt;Son homologue s’installa donc face à lui, noblement.&lt;br /&gt;« Ce bain m’a fait le plus grand bien, merci... »&lt;br /&gt;« C'était la moindre des courtoisies », répliqua l'autre, tout en servant avec délicatesse du vin dans une coupe d'argent.&lt;br /&gt;Il lui tendit le gobelet et s'en versa un autre. Ensuite, il poussa dans sa direction un plateau de quelques friands.&lt;br /&gt;« Ainsi donc... Si vous m'exposiez très exactement la raison de votre visite, Sire Potter ? »&lt;br /&gt;« Avec plaisir... Eh bien voilà, Majesté. Vous n’êtes pas sans savoir que mon royaume se trouve oppressé entre ceux de deux rivaux. Cette guerre opprime mon peuple, détruit mes frontières et tue des innocents. Avec la petitesse de mes terres, il devient bien difficile de résister à leurs assauts incessants et tout menace de disparaître, tôt ou tard. Les raisons qui m’amènent à rencontrer Votre Majesté sont d’une nature plus qu’urgente. C’est avec humilité que je viens quérir votre aide. »&lt;br /&gt;Son interlocuteur perdit sa lueur amusée. Il tourna un regard pensif vers la carte peinte au mur, observant le royaume de Dumbledore et celui de Voldemort. Il en vint ensuite à celui de Harry et regarda le sien.&lt;br /&gt;« Je suppose que vous êtes venu ici avec une proposition bien spécifique. Vous n'ignorez pas que, jusqu'à présent, j'ai prôné la neutralité. Que désirez-vous ? Que je me lance dans une guerre contre nos voisins communs pour vous défendre? »&lt;br /&gt;« Pour me défendre ? Non. Pour défendre nos intérêts communs. Tôt ou tard, si l’un ou l’autre prend le dessus sur mon royaume, il aura également le dessus sur son opposant pourra aisément s’étendre sur toute la côte, vous coupant ainsi du reste du monde, de votre commerce, de la mer... De beaucoup de choses. Et qui sait à ce moment ce qui pourrait advenir ? Ils ont de nombreuses ressources et de ne sont pas sans motivations. Je dirais même qu’ils en ont quelque peu trop. S’il m’écrase, vous vous retrouverez sans allier et qui sait à ce moment ce qui pourrait advenir de votre royaume, à votre tour ? Ce que je propose est bien plus qu’un accord. C’est une proposition de devenir un royaume vassal au vôtre. »&lt;br /&gt;Un sourcil délicat se leva, seul signe de l'intérêt de Draco. Il resta silencieux un long moment, buvant un peu de vin et l'observant. Il regarda de nouveau la carte, poussa un léger soupir puis se tourna vers lui.&lt;br /&gt;« Vos raisons sont bonnes, dit-il. En outre, en vous faisant vassal, je n'encours aucun danger... Mais je ne vois ici qu'un avantage pour vous. Vous aurez ma protection. Et moi ? Qu'obtiendrais-je de cet arrangement? »&lt;br /&gt;« Vous ? Vous obtiendrez des accords commerciaux avec mon royaume. Un accès direct à la mer, plutôt que de devoir passer des semaines à parcourir les fleuves pour atteindre celle-ci. Et ceci n’est qu’un exemple de ce que vous pourriez acquérir, des avantages de cet accord! »&lt;br /&gt;Le blond sembla y réfléchir un instant.&lt;br /&gt;« Certes, dit-il. Vous devez vous sentir particulièrement menacé pour offrir ainsi votre royaume à un autre... Car c'est ce que vous faites, ne nous leurrons pas... Ce que je me demande, c'est si je ne cours pas à un affrontement futur, avec vous. Qu'arrivera-t-il, lorsque la guerre entre nos voisins se terminera? »&lt;br /&gt;Harry eut un sourire en coin.&lt;br /&gt;« J’ai déjà étudié la question. Pour ma part, tout entrera dans l’ordre des choses. Je ne vois pas pourquoi nos accords se finiraient à ce moment. Nos accords commerciaux, j’entends bien. Ce que je veux, Majesté, c’est que mon peuple ne soit pas exterminé et qu’il ne perde pas son identité. Et pour le moment, la mégalomanie de deux hommes menace ceci. »&lt;br /&gt;Le blond sembla y réfléchir un moment.&lt;br /&gt;« Je vois, dit-il. Mais vous éludez ma question... Cependant, je comprends fort bien que vous le fassiez... Tout comme il vous est acceptable que je ne prenne pas ma décision dans l'immédiat...&lt;br /&gt;- Bien entendu, Majesté. Il est tout à fait normal que vous en discutiez avec vos conseillers. Je n’ai pas la prétention de vous demander une décision dans l’immédiat. Cela dit, je me permets tout de même de vous proposer quelque chose. Pourquoi ne viendriez-vous pas visiter mon royaume ? Vous donnez une meilleure idée de ce que je tente par tous les moyens de préserver ? Après tout, si vous avez réellement des intérêts dans tout cela, ne vaut-il pas mieux que vous le constatiez par vous-même ? »&lt;br /&gt;L'intérêt de son vis-à-vis sembla être éveillé, car il se permit une esquisse de sourire.&lt;br /&gt;« Pour cela aussi, je dois en parler avec mes conseillers, dit-il. Mais la réponse vous sera donnée rapidement. Probablement demain.&lt;br /&gt;-Bien... Bien. Et si nous allions profiter de votre magnifique banquet ? »&lt;br /&gt;- Certes, répondit le blond, tout en se levant. Mais si vous le permettez, je dois me préparer. Restez ici... Nous ferons notre entrée ensemble. Après tout, je vous rappelle que vous êtes roi... Vous me montrez bien des honneurs, pour un homme occupant la même position que moi... »&lt;br /&gt;Le brun face à lui acquiesça d'un signe de tête et se leva lorsqu'il le roi fit de même face à lui, inclinant légèrement la tête alors qu'il traversait la pièce et disparaissait derrière une autre porte.&lt;br /&gt;Dans sa chambre, Draco ne fut pas étonné de croiser le regard noir et inquisiteur de Severus Rogue, son évêque.&lt;br /&gt;« Alors? Que veut-il ?, demanda l'homme d'Église, sans se soucier du déshabillage de son roi.&lt;br /&gt;-Il désire devenir mon vassal pour se protéger des deux autres...&lt;br /&gt;-Compréhensible, dit l'homme, tout en le regardant enfiler ses vêtements de soirée. Votre décision ?&lt;br /&gt;-Reportée. Il me propose d'aller visiter ses terres. Votre opinion.&lt;br /&gt;-Excellente. Partez donc avec lui et raccompagnez Sir Zabini, par la même occasion... C'est sur votre route.&lt;br /&gt;-Je suis ravi de constater que cela vous convient, Severus, dit le roi, tout en veillant à la bonne tenue de sa robe blanche décorée de ligne argentée. Mais je réserve ma décision finale pour demain. J'ai besoin d'en parler avec le conseil... »&lt;br /&gt;L'évêque siffla.&lt;br /&gt;« Faut-il vraiment en parler avec vos autres vassaux ?&lt;br /&gt;-Vous savez que oui, répondit Draco, tout en plaçant une couronne sur sa tête, après avoir coiffé ses cheveux qu'il avait rassemblés en natte. À présent, si vous voulez bien... Mon prestigieux invité m'attend. »&lt;br /&gt;Sans un mot de plus, il quitta sa chambre, sachant pertinemment que son grand conseiller avait sa propre porte de sortie.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Assis à la table d’honneur, Harry savourait un succulent repas en compagnie de la famille royale, éternellement flanquée de la garde rapprochée des enfants. Devant eux, des dizaines de tables avaient rassemblé les sujets du roi de Kovàr et ceux-ci festoyaient sans retenue, buvant et savourant le banquet.&lt;br /&gt;Quelque peu en retrait, un petit groupe de ménestrel agrémentait l’atmosphère de quelques accords de violons et de luths, rendant l’ambiance encore plus festive, si c’était possible. Jongleurs, imitateurs et acrobates déambulaient entre les tables afin de divertir les convives, côtoyant les serviteurs qui offraient boissons et mets délicats aux invités, tout en desservant les tables.&lt;br /&gt;À un certain moment de la soirée, alors qu’on terminait de desservir le canard et qu’on amenait le cerf, une musique aux timbres quelque peu exotiques résonna dans la salle et les grandes portes qui se trouvaient à l’extrémité complète de la salle s’ouvrirent, laissant passer un groupe de jeunes damoiselles aux courbes plus qu’alléchantes et au visage voilé. Celles-ci, remuant leurs hanches au rythme de la musique, s’approchèrent d’un pas lascif jusqu’à la table d’honneur, attirant tous les regards masculins sur eux, certains lorgnant exagérément sur leurs courbes généreuses.&lt;br /&gt;Se déhanchant gracieusement aux rythmes de la musique, elles vinrent virevolter tout près de la table réservée aux vassaux du monarque du royaume, en charmant plus d’un.&lt;br /&gt;Harry, depuis son siège, regardait le spectacle avec un certain plaisir, un léger sourire venant flotter sur ses lèvres. Son regard se trouva plus particulièrement attiré vers une brunette aux yeux ambrés et à ce qu’on arrivait à deviner derrière le voile vaporeux qu’elle portait, aux lèvres gourmandes. Elle était vêtue d’un costume d’un rouge profond, passionné. Non loin, elle faisait virevolter ses voiles autour d’elle. À plus d’une reprise, il crut voir qu’elle lui jetait des regards à la dérober.&lt;br /&gt;Aussi sec qu’elle avait commencée, la musique se termina et, dans la salle, un léger silence plana avant que les invités semblent s’éveiller de leur léthargie et applaudissent. S’inclinant gracieusement, les douze jeunes filles se retirèrent rapidement de la salle et la fête reprit de bons trains. Rêveur, Harry regarda la jeune fille à la peau dorée disparaître derrière les immenses portes, sans même un dernier regard dans sa direction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À ses côtés, le jeune roi Draco eut un sourire amusé. Il n'avait rien manqué du regard chargé de désir de son homologue, mais ne le connaissait pas encore assez intimement que pour se permettre de le taquiner. À la place, comme il l'avait prévu, il se leva, un signe de sa main faisant taire l'assemblée. Les musiciens cessèrent de jouer et tous le regardèrent, impatients d'entendre sa parole.&lt;br /&gt;« Mes chers invités, dit-il. Comme chaque année, je suis ravi de tous vous accueillir en mon château. D'abord parce que ce banquet marque le début d'une de mes saisons préférées, soit l'été. Ensuite, car nous avons rarement meilleure occasion de nous rencontrer. Comme chaque année, le tournoi a été une véritable réussite. Nous avons pu, avec un grand plaisir, assister à des combats remarquables que nous n'oublierons certainement pas avant l'année prochaine. Bien sûr, je pense que cette année a été tout particulièrement spectaculaire... »&lt;br /&gt;Il jeta un coup d'oeil en biais à Harry Potter.&lt;br /&gt;« Pourtant, cette année, je dois avouer que ce tournoi marque un évènement tout particulièrement agréable. J'ai en effet le grand plaisir de vous annoncer que, dans quelques mois, mon épouse, votre Reine, me fera l'honneur de me donner un troisième enfant. »&lt;br /&gt;Un silence accueillit cette nouvelle, vite suivie de cris de joie et d'applaudissement nourri. Fleur eut un léger sourire et inclina la tête en un remerciement poli.&lt;br /&gt;« Afin de célébrer au mieux cette nouvelle extraordinaire, continua le roi, lorsque le silence revint, ainsi que la victoire de Son Altesse lors de ce tournoi d'exception, je vous invite à vous divertir de tout ce que le château met à votre disposition. Nourriture, vin, danse... Faites donc vibrer mes murs de votre joie. »&lt;br /&gt;D'autres applaudissements se firent entendre alors que, d'un mouvement du roi, les premières notes d’une mélodie entraînante s’élevaient. Draco se leva et tendit la main à son épouse. Celle-ci la prit et se leva à son tour et ils se dirigèrent jusqu'au centre de la pièce où ils se mirent à danser. Bien vite, bon nombre de couples purent les rejoindre, après un temps d'attente obligé par l'étiquette.&lt;br /&gt;En milieu de soirée, les invités eurent même droit à une petite pièce de théâtre orchestrée par une troupe amateur qui réussit à merveille à distraire la foule présente dans la salle. Rires et moqueries s’élevèrent en grand nombre de part en part, les festivités battant leur plein.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les danses reprirent par la suite, plus animées, plus enjouées, dû aux nombreux litres de vin qui avaient été servis. Harry, de son côté, préféra rester à l’écart, regardant tout cela d’un œil bienveillant, savourant l’alcool d’un rouge rubis présent dans sa coupe qu’il était bien incapable de terminer. L’esprit embrumé, il ne se posa pas outre question sur l’étrangeté de la chose.&lt;br /&gt;On avait couché les enfants depuis longtemps, lorsque la soirée se termina. La reine, également, s’était retirée dans ses appartements, bien que tardivement. Les deux rois, à la sortie de la Grande Salle, se séparèrent amicalement, le brun remerciant chaleureusement son hôte pour le magnifique banquet. Il ne put cependant comprendre la signification du regard amusé que lui lança celui-ci lorsqu’il lui souhaita bonne nuit, avant de s’éloigner...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Les couloirs se succédaient alors qu'il marchait, pensif. Il ignorait encore s'il avait bien fait sa dernière action de la soirée, mais il ne pouvait s'empêcher de s'en féliciter. Il aurait tout donné pour être une petite souris et se glisser dans les appartements de Potter, afin de voir son visage, lorsqu'il verrait sa surprise.&lt;br /&gt;Oh, bien sûr, il pouvait toujours s'introduire dans le réseau secret du château pour aller espionner, mais il n'avait jamais aimé ça. C'était plutôt le passe-temps préféré de Severus. Ce dernier avait dû s'y promener toute la soirée et probablement le ferait-il toute la nuit. Lorsque le château accueillait autant d'invités, l'évêque se faisait un point d'honneur à espionner chaque visiteur, afin de s'assurer de la tranquillité des mois à venir. Une action que Draco approuvait pleinement, même s'il se refusait à la mener de lui-même. De toute façon, Severus avait bien assez d'espions à son service. Il n'avait pas besoin de lui pour ça!&lt;br /&gt;Poussant la porte de ses appartements, un sourire fugace apparut sur ses lèvres. Sans surprise, son bureau n'était pas vide. Théodore était penché sur le dossier qu'il avait lui-même feuilleté, pendant le bain de son royal visiteur. Les parchemins concernaient d'ailleurs le royaume d’Harry Potter. Depuis longtemps déjà, son père s'était interrogé sur la possible annexion des terres de Lathendärk, mais il avait projeté une action offensive, nécessitant du sang et de la violence. À présent, Harry Potter lui proposait ses terres, bien que provisoirement afin de se protéger de ses deux voisins. Il comprenait cela et l'approuvait largement. Raison pour laquelle il ne pouvait d'ailleurs accepter de faire de Harry Potter son vassal. Cet homme était un roi né et il ne doutait pas un instant que tout son peuple le suivait aveuglément. Une fois la guerre entre Voldemort et Dumbledore terminé, Lathendärk voudrait récupérer son indépendance et cela les mènerait de nouveau dans une guerre que Draco ne souhaitait pas. Surtout pas contre Harry Potter. Cet homme avait du sang de feu, il l'avait constaté pendant le tournoi. Il n'avait aucune envie d'envoyer ses sujets à la mort.&lt;br /&gt;Cependant, son homologue royal avait soulevé des points importants. Si Voldemort venait à gagner, nul doute qu'il écraserait alors Harry Potter entre ses deux pays, afin d'en former un plus grand et un plus fort. Et alors, il s'en prendrait très certainement à Kovàr, ce que Draco ne souhaitait pas du tout. Bien sûr, cela prendrait des années... Et cela l'inquiétait encore plus. Car il y avait de grandes chances qu'il ne soit plus roi alors et il ne voulait pas laisser des guerres et du sang à Raphaël. Il voulait pour son fils ce qu'il y avait de mieux!&lt;br /&gt;« Que d'inquiétude, sur vos traits, Majesté, dit Théodore, en le regardant. À quoi pensez-vous donc? »&lt;br /&gt;Draco plongea son regard argenté dans les yeux noirs de son intendant et un sourire amusé flotta sur ses lèvres. Il s'approcha tout en répondant.&lt;br /&gt;« À Harry Potter... »&lt;br /&gt;La moue de Théodore l'amusa et ne le surprit pas. Son intendant n'aimait pas qu'il pense à d'autres hommes, tout particulièrement lorsqu'il était là.&lt;br /&gt;« Vraiment? demanda l'homme. Et pourquoi? »&lt;br /&gt;Le ton n'était pas agressif. Juste curieux. Mais Draco savait que Théodore ne plaisantait pas.&lt;br /&gt;« Je réfléchissais à sa proposition de vassalité. Mais je n'ai pas envie d'y penser davantage. »&lt;br /&gt;Sur ses mots, il franchit les derniers mètres qui le séparaient de l'homme, le saisit par la taille et, sans hésitation, l'embrassa. Théodore ne protesta même pas et lui rendit son étreinte.&lt;br /&gt;« N'irez-vous pas avec votre épouse, ce soir? » demanda-t-il, lorsque le baiser s'acheva.&lt;br /&gt;Draco esquissa un sourire alors qu'il détachait les vêtements de son intendant.&lt;br /&gt;« Pas ce soir, dit-il. J'ai besoin des charmes masculins... »&lt;br /&gt;L'intendant eut un léger sourire, l'air particulièrement soumis.&lt;br /&gt;« Voilà qui n'est pas pour me déplaire... »&lt;br /&gt;Draco sourit à son tour et balaya une bonne fois pour toutes ses préoccupations. La nuit portait conseil et si elle ne le faisait pas, ses vassaux auraient vite fait de l'aider à voir clair, le lendemain matin, à l'aube.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Les gardes qui l’accompagnèrent jusqu’à la porte des appartements qu’on lui avait attribués se postèrent de part en part des portes une fois qu’il les eut franchis. À l’intérieur, quelques bougies brûlaient çà et là, plongeant la pièce dans la pénombre. Dans l’âtre de la cheminée, un feu ronflait paisiblement malgré la saison et la chaleur étouffante qui régnait à l’extérieur. Les meubles, de bons goûts, étaient dans les tons de pourpre, couleur que seule la royauté pouvait s’attribuer, une touche de noir venant contraster. Une paire de fauteuils devant l’âtre de la cheminée flanquée d’une petite table entre, un bureau en bois d’acajou devant la fenêtre. Sur le sol, un long tapis menant jusqu’à une porte entrouverte. Lentement, Harry s’en approcha, la poussant du bout de doigt. À l’intérieur, il découvrit un lit aux draps défaits qui n’attendait plus que lui. À son pied, un coffre ouvert où se trouvaient les quelques effets qu’il avait amenés avec lui, ainsi que son armure.&lt;br /&gt;Tout à sa contemplation, la première chose qu’il remarqua fut l’odeur qui flottait autour de lui. Délicate, florale. Une odeur de femme. Il tourna lentement la tête, regardant par-dessus son épaule. À quelques centimètres à peine de lui, une jeune femme se tenait bien droite, une coupe entre les doigts. Ses cheveux couleur chocolat lui frôlaient presque le bras, tant elle était près de lui. Harry se retourna lentement vers elle, les sens ensorcelés par la délicieuse odeur de cette jeune femme. Il ne put s’empêcher d’encrer son regard dans ses yeux ambrés.&lt;br /&gt;« Un peu de vin, Majesté ? »&lt;br /&gt;Une voix chaude, séductrice. Il la lui prit des mains et la vida d’un trait, avant de la laisser tomber au sol.&lt;br /&gt;« Volontiers... »&lt;br /&gt;Elle s’était changée. Ses habits de fête, vaporeux, avaient disparu pour laisser place à une robe plus simple, d’un rouge tout aussi prononcé. Son corsage bien ajusté mettait sa poitrine en valeur sur un décolleté plongeant et sur sa taille minuscule. À ses cheveux bouclés qui lui tombaient jusqu’à la taille, on avait ajusté une multitude de petits boutons de rose qui embaumaient l’air. Enfin, son regard s’arrêta sur le visage de la jeune femme. Dépourvu de tout voile, Harry pouvait distinguer chacun de ses traits, depuis son nez fin jusqu’à ses lèvres charnues qu’il mourrait d’envie d’embrasser.&lt;br /&gt;Délicatement, d’un doigt, il caressa sa joue, la sentant frémir sous ce touché léger.&lt;br /&gt;« Vous êtes si belle... »Elle se contenta de baisser timidement les yeux, un sourire étirant pourtant ses lèvres. Sa gêne n’était qu’une façade, un jeu. Harry, charmé, l’obligea à le regarder et, sans plus tarder, l’embrassa. Un baiser léger, presque chaste. Puis un autre, un peu plus prononcé. Seulement alors, la jeune femme sembla s’abandonner dans ses bras. Les doigts du monarque s’aventurèrent dans son dos, tirant sur les lacets du corsage et sur les vêtements qui couvraient encore le corps qu’il tenait étroitement contre lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nue, elle se dégagea pourtant de ses bras, sans brusquerie, un sourire aux lèvres, un peu coquin. Le brun eut tout le loisir d’admirer sa peau dorée avant que, subitement, elle ne disparaisse de son champ de vision, courant se réfugier dans la chambre mise à leur disposition.&lt;br /&gt;Harry s’en amusa et, à geste brusque, il se libéra de ses vêtements à son tour, les laissant pêle-mêle au seuil de la porte, avant de la suivre. Il ne connaissait pas son prénom, et n’était pas intéressé à le savoir. La savoir inconnue lui conférait quelque chose de mystérieux, d’attirant, un peu comme un plaisir interdit.&lt;br /&gt;Elle s’était réfugiée dans le lit, les couvertures ne la couvrant que jusqu’à la taille, laissant son ventre lisse ainsi que sa poitrine à découvert; une tentation. Le brun la détailla longuement, depuis le pied du lit, n’ayant que faire de lui laisser tout loisir de détailler son corps également et de constater son excitation. Puis, sans prévenir, il tira sur la courtepointe, la jetant au sol. La jeune femme recula quelque peu, mettant de la distance entre eux, son éternel sourire aux lèvres. Émoustillé, Harry grimpa à son tour dans le lit et s’approcha de quelques centimètres, avant de la tirer vers lui, sous lui.&lt;br /&gt;« Faites-moi découvrir les plaisirs de votre royaume, Majesté » chuchota-t-elle.&lt;br /&gt;Toujours cette voix envoûtante, ensorcelante. Pour seule réponse, Harry l’embrassa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/461618086168631955-246179105648574527?l=idyllechevaleresque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://idyllechevaleresque.blogspot.com/feeds/246179105648574527/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=461618086168631955&amp;postID=246179105648574527' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/461618086168631955/posts/default/246179105648574527'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/461618086168631955/posts/default/246179105648574527'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://idyllechevaleresque.blogspot.com/2008/09/chapitre-i.html' title='Chapitre I'/><author><name>Nemesis et Umbre77</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10201317353796765068</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry></feed>
